Tribunal administratif : 48 h à 2 mois

Recours au tribunal administratif : à temps, et bien

OQTF, refus de titre, IRTF, assignation : le tribunal administratif peut annuler la décision de la préfecture. Encore faut-il le saisir dans le bon délai, avec une requête complète. Nous vérifions votre date limite, préparons le dossier et vous orientons vers un avocat partenaire.

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  • Annulation
  • Référé-suspension, référé-liberté
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Façade d’un tribunal administratif

Quelles décisions contester devant le tribunal administratif ?

Le tribunal administratif juge les décisions de la préfecture et du ministre de l’Intérieur. En droit des étrangers, les plus fréquentes : obligation de quitter le territoire français (OQTF), refus de délivrance ou de renouvellement d’un titre de séjour, retrait de titre, interdiction de retour (IRTF), assignation à résidence, placement en rétention, refus de naturalisation après recours préalable.

Le silence de la préfecture est aussi une décision : en principe, quatre mois sans réponse à une demande complète de titre de séjour valent décision implicite de rejet (art. R. 432-2 du CESEDA), qui se conteste comme un refus écrit. Voir notre page notification et délais.

Les délais pour saisir le tribunal

Depuis le 8 juin 2026, le contentieux de l’éloignement repose sur trois procédures et des délais resserrés (art. L. 614-1 à L. 614-4 et R. 911-1 du CESEDA). Hors éloignement, le délai de droit commun est de deux mois (art. R. 421-1 du CJA).

Délais pour saisir le tribunal administratif
DécisionDélai pour saisir le tribunalLe juge statue
OQTF, refus de séjour avec OQTF, IRTF associée (personne libre)1 moisdans les 6 mois
Assignation à résidence, OQTF notifiée en détention7 joursdans les 15 jours
Placement en rétention administrative48 heuresdans les 96 heures
Refus de titre de séjour sans OQTF, retrait de titre2 moisdélai de droit commun
Rejet du recours préalable en matière de naturalisation2 moistribunal administratif de Nantes

Le délai part de la notification régulière de la décision. Un recours gracieux devant la préfecture ne prolonge pas les délais courts de l’éloignement : en cas de doute, on saisit le tribunal.

Rédiger et déposer la requête

La requête est rédigée en français et signée. Elle contient :

  • vos nom, adresse et coordonnées ;
  • la copie de la décision attaquée ;
  • l’exposé des faits : parcours, séjour, famille, travail, santé ;
  • les moyens : illégalité externe (compétence, motivation, procédure) et interne (erreur de droit, erreur manifeste d’appréciation, atteinte à la vie privée et familiale, article 8 de la CEDH, intérêt de l’enfant) ;
  • les conclusions : annulation, injonction de délivrer un titre ou de réexaminer, frais de procès ;
  • un inventaire des pièces, numérotées.

Le dépôt se fait par l’application Télérecours citoyens, par courrier recommandé ou au greffe du tribunal. En rétention, la requête peut être transmise par le centre de rétention. L’avocat dépose par Télérecours.

Notre rôle : pièces réunies, classées, inventoriées ; chronologie prête ; avocat partenaire saisi à temps.

Référé-suspension, référé-liberté, référé mesures utiles

Le recours au fond ne suspend pas toujours la décision. Le juge des référés peut intervenir en urgence :

  • Référé-suspension (art. L. 521-1 du CJA) : urgence et doute sérieux sur la légalité. Il accompagne une requête au fond. Typique contre un refus de renouvellement de titre qui fait perdre le travail ou les droits sociaux.
  • Référé-liberté (art. L. 521-2 du CJA) : atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge statue en principe sous 48 heures.
  • Référé mesures utiles (art. L. 521-3 du CJA) : utilisé notamment quand il est impossible d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande.

Important : en première instance, le recours introduit dans le délai contre une OQTF est suspensif : l’éloignement ne peut pas être exécuté avant le jugement. Ce n’est pas le cas d’un simple refus de titre sans OQTF, d’où l’intérêt du référé-suspension.

Instruction et audience

Le tribunal communique la requête à la préfecture, qui produit un mémoire en défense. Vous pouvez répliquer et ajouter des pièces jusqu’à la clôture de l’instruction. L’audience est publique ; un interprète peut être demandé. Dans les procédures d’urgence, l’audience se tient vite : 96 heures en rétention, 15 jours en assignation.

Si le juge annule la décision

Le jugement d’annulation fait disparaître la décision. Le juge peut enjoindre à la préfecture de délivrer un titre ou de réexaminer votre situation dans un délai fixé, avec une autorisation provisoire de séjour en attendant. En cas d’inexécution, une demande d’exécution peut être formée, éventuellement sous astreinte.

Après le jugement : l’appel devant la cour administrative d’appel

Le jugement peut être contesté devant la cour administrative d’appel, par vous ou par la préfecture. Le délai est indiqué dans la notification du jugement : vérifiez-le dès réception. L’avocat est obligatoire en appel (art. R. 811-7 du CJA). L’appel n’est pas suspensif ; un sursis à exécution peut être demandé dans certains cas. Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’État relève d’un avocat aux Conseils.

Notre accompagnement

Nous lisons votre décision, fixons votre délai et montons un dossier complet. Selon votre lieu de résidence et le type de dossier, nous vous mettons en relation avec un avocat partenaire compétent, partout en France. France Papiers fait de l’assistance administrative : la représentation revient à l’avocat, que vous choisissez librement.

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Estimation prudente et indicative, à faire confirmer par un professionnel.

Indiquez la date à laquelle la décision vous a été remise ou notifiée.

Sources officielles

Informations à jour au 1er novembre 2026. Elles sont générales et ne remplacent pas l’examen de votre situation personnelle.

FAQ

Questions fréquentes

Ici, les réponses générales. Pour votre dossier, appelez.

Appeler le 01 89 48 01 06
Quel est le délai pour saisir le tribunal administratif ?
Deux mois en droit commun (refus de titre sans OQTF). Pour l’éloignement : 1 mois pour une OQTF si vous êtes libre, 7 jours en assignation ou en détention, 48 heures en rétention.
Faut-il un avocat devant le tribunal administratif ?
Non en première instance pour ces recours, mais c’est vivement recommandé. L’avocat est obligatoire en appel devant la cour administrative d’appel.
Le recours au tribunal suspend-il l’expulsion ?
En première instance, le recours introduit dans le délai contre une OQTF empêche son exécution jusqu’au jugement. Contre un refus de titre sans OQTF, il faut en principe un référé-suspension.
Comment déposer une requête ?
Par Télérecours citoyens, par courrier recommandé ou au greffe du tribunal. La requête est en français, signée, avec la décision attaquée et les pièces numérotées.
Que se passe-t-il si le juge annule ?
La décision disparaît. Le juge peut ordonner à la préfecture de délivrer un titre ou de réexaminer votre situation, avec une autorisation provisoire de séjour en attendant.
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